lundi 11 mai 2015

Escapade à l'Ile des Pins

A environ 2h30 de bateau de Noumea, se trouve l'Ile des Pins, surnommée "l'île la plus proche du paradis" par les Mélanésiens. Le rdv était fixé à 6h du matin au port de Nouméa pour embarquer à bord du Betico II, par chance la mer et calme nous n'aurons pas à sortir les petits sacs à vomito contrairement aux gamins couraient partout au début du voyage.


Un petit roupillon et nous voilà arrivés aux abords de cette île paradisiaque.

Nous avions réservé 2 nuits au camping Atchu, Louise, la maitresse des lieux nous accueille tout sourire, à la cool et nous propose de nous installer où bon nous plaira sur son superbe site.
On opte en premier lieu pour une place à quelque mètres de l’océan mais il souffle fort, on se ravise pour une place plus en retrait.


La plage privée du camping est à couper le souffle de beauté.


Le camping est très bien agencé, avec des petits farés abrités avec tables et un coin cuisine au feu de bois, les ustensiles sont mis à dispo et Louise prépare des sandwichs pour le midi et des bons petits plats pour le dîner. 


Un petit garçon aborde Olive : "hey salut! tu joues au foot avec moi?", ni une ni deux les deux nouveaux copains s'emballent dans une partie de foot. Le petit c'est Didas, le fils de Louise, qui le regarde en me disant "oh làlà c'est un cas celui-là" et son père qui l’appelle depuis la cuisine
-"Hey Didas, qu'est ce que tu fais?"
-"je joue avec le blanc"
- "Hey il faut dire le monsieur"
-"Alors je joue avec le monsieur blanc"

lol



3 jours ça passe vite, alors on ne perd pas de temps et on entame la randonnée du Pic Ngea.
J'imaginais cette rando comme une petite ballade de santé, je chausse mes tongs, je remet la tartinade de crème solaire à plus tard, 2 bières, une petite bouteille d'eau et un sandwich dans le sac à dos et hop nous voilà en route. Louise nous avait expliqué vite fait le trajet en mentionnant un 30 mn de marche. Du gâteau! Sauf que les 30 mn correspondait à la marche jusqu'au début du parcours!
Donc, 1/2h de marche en bord de route, puis 20 mn de marche en forêt et 45 min de dénivelé intense pour enfin atteindre le sommet.

pic Ngea vu depuis la mer



Je suis au bout du rouleau, mais je garde le sourire ;)




quand le ciel et la mer se confondent...



De retour au camping au camping on savoure une bonne douche glacée et entamons un apéro bien mérité. J'ai les mollets en feu et le dos et les épaules rouge écarlate, on fait mollo sur l'apéro car le lendemain matin nous avons prévu une ballade en pirogue pour un départ à 7h30.

sur l'île beaucoup de toutous errants, mais bizarrement, tous en pleine forme aussi beaux et attachants les uns que les autres


On embarque pour 2h30 de ballade en pirogue, direction la baie d'Upi.


Pour atteindre la fameuse piscine naturelle, on doit traverser une foret pendant une petite demi heure et longer une rivière pendant 15 mn, une belle balade en perspective mais c'était sans compter l'attaque intempestive de milliers de moustiques.
neige en fôret? non sable et pins colonaires
Le lieu est magique et dans la "piscine" le spectacle des poissons est envoûtant.


Alors que nous nous étions endormis sur la plage on se fait réveiller par la pluie. On plie bagages, retour forcé au camping.

Au menu du dîner, un délicieux bougnat nous attendait sur la table.
Ce plat traditionnel de la Nouvelle Calédonie se compose de poulet et ou poisson, de tarots, de patates douces, d'ignames, de tarots (légumineuses des îles) et de lait de coco, le tout mijoté pendant plusieurs heures dans des feuilles de bananiers dans un "four" de pierres chaudes à même le sol.

C'est la peau du ventre bien tendu que nous regagnons notre petite tente, les yeux rivés à la pleine lune, les oreilles bercées par les vagues, on s'endort comme deux petits porcelets.

Le lendemain matin , on se fait réveiller aux aurores car le soleil cogne sur notre tente. A chaque fois on a le don pour pluggé notre tente du mauvais côté du soleil levant. On file au ptit dej, pas le temps de retourner lézarder, notre scooter est là.

Et c'est parti pour une journée de ballade en scoot autour de l'ile des pins. Olive est dans son élément et essaye de faire des pointes (à 60km/h) et moi de crier à tout bout de champ : "ralenti!"


Au programme, dorage de pilule sur des plages paradisiaques, explorations de grottes et visite d'une vanilleraie.


des pamplemousses à gogo
plans de vanilles
petit snack en bord de route

Snif, c'est déjà l'heure de quitter l'île mais nous voilà requinquer pour attaquer une nouvelle semaine de boulot.
Gros bisous et à bientôt pour de nouvelles escapades ;)

mardi 28 avril 2015

un ptit kava pour la route

Un kava? kesako?

Si vous venez en Nouvelle Calédonie, au détour des rues de Nouméa ou en brousse vous apercevrez des écriteaux indiquant "Nakamal". Il s'agit d'espace communautaire de sociabilité où les gens se retrouvent après le travail pour siroter un kava. Cette boisson euphorisante est confectionnée avec les racines de la plante du même nom et de l'eau.
Traditionnellement les racines sont machées, crachées dans une feuille de bananier puis filtrées. Bon ça c'est le procédé suivi en tribu où boire la kava fait partie de la tradition. Une vieille coutume mélanésienne en somme. Quand vient le temps de parlementer ou pour apaiser les tensions, les grands chefs se réunissent autour d'un kava.

Cette plante originaire du Pacifique, interdite dans plusieurs pays dont la France, contient des substances anxiolytiques et anesthésiantes mais on retrouve des extraits de sa racine dans les composants des anti dépresseurs et autres relaxant en Occident.
Il ne se vend que dans des "Nakamal" que l'on peut traduire par bar à kava situé en plein air et baignant généralement dans le silence et une quasi obscurité.
Ici "kavater" et aussi normal que d'aller prendre son café le matin au bistrot du coin et comme on s'intègre assez vite on n'a pas résisté longtemps à l'envie de tester ce fameux breuvage.

Il est servi dans une demi noix de coco et de boit cul sec. Pourquoi cul sec? parce que le gout est abject, cette substance grisâtre goûte l'argile avec une pointe de poivre et d'anis.
Il faut ensuite cracher dans une espèce de gouttière et grignoter une cacahuète ou boire un coup d'eau pour s'enlever le vieux gout de terre dans la bouche.

J'ai fait ma petite joueuse en avalant seulement 1 louche (et demie) alors qu'Olive s'est laissé aller à 5! Après avoir avalé la boisson, chacun retourne s’asseoir (des chaises ou des bancs en bois sont disposés autour du bar) et on chuchote pour ne pas déranger ses voisins.
Les premiers effets se font vite sentir, on a la bouche et la langue légèrement anesthésiées. Pour ma part je n'ai pas vraiment ressenti les effets anxiolytiques (il faut en prendre au moins 2-3 mais au delà de 6 l'effet devient somnifère) mais Olive et ses compères ont ressentis les effets relaxants et avaient le sourire jusqu’aux oreilles et les jambes un peu en coton en repartant.


6 mois déjà que nous avons posé nos valises sur le "caillou" et lors d'une de mes petites virées au marché j'ai trouvé du kava en poudre, alors de temps en temps avec Olive on kavate sur notre petite terrasse.

Quoi de neuf sinon?
Plutôt le train train du bus-boulot-dodo, j'ai signé un cdi de réceptionniste/assistante administrative et on emménagera enfin dans notre nouveau chez nous  dans quelques jours. Enfin! après l'auberge de jeunesse, 2 mois en colocation et 3 mois en sous location, nous allons pouvoir nous installer pour de bon. Prochaine étape : se dégoter une voiture pour sortir un peu de Nouméa et découvrir les joyaux de ce pays.


A venir : notre escapade à l'île des pins

mercredi 8 avril 2015

Îlot Signal


Quand on vit en Nouvelle Calédonie, on peut partir, presque en claquant des doigts, s'exiler le temps d'une journée ou d'un week-end sur un îlot. Il y en a disséminés tout autour de la ville et en 10 mn ou quelques heures de bateau pour les plus éloignés, on se retrouve un peu en dehors du monde et du temps.
C'est ici à l'îlot Signal, à 45 mn de Noumea, que nous avons décidé de passer 2 jours et 1 nuit en camping sauvage, mode robisson : on.

Départ 9h du port brunet avec une équipe de djeuns qui à la vue de leur glacière dégoulinante de punch, n'ont pas l'intention de se reposer. Pas de photos du trajet, on s'est fait rincer bien comme il fallait :)

On se trouve un ptit emplacement de choix et c'est parti pour 2 jours relax avec au programme snorkeling, farniente et apéro! Et qu'est ce qu'on boit ici? une manta bien sûr!


On s'installe tranquillou, face à l'océan...

Une fois notre campement de fortune installé, on enfile les palmes et le masque et on se jette à l'eau.


Les fonds marin sont exceptionnellement riches en Nouvelle Calédonie et pour cause les coraux tapissent les fonds marins offrant des nuances de jaunes, de violet ou de roses.


Au détour d'une patate, qui voilà? une tortue! Impossible de rater la route de ce reptile qui peuple en masse les eaux calédoniennes.


C'est toujours un moment magique de nager avec elles, on reste de longues minutes à les observer et Olive le plongeur s'en donne à cœur joie d'aller les chatouiller. Pas peureuse pour un sou, elles se laissent flatter, habitués à croiser les drôles de bipèdes masqués aux pattes palmés.


Après de longues heures dans l'eau rien de tel qu'une bonne sieste.


Et moi de barboter et pour le coup d'attraper un gros coup de soleil ^^

Le paradis pour les kite surfeurs
mon kiff : faire la carpette dans l'eau, fermer les yeux et ne penser à rien



Le soir venu, on se fait un petit geuleton composé de diverses boites de conserve et chips tandis que les odeurs de zobettes grillées nous chatouillent le nez. Ne sachant pas qu'il y avait des emplacements barbec, on a joué la sécurité :) on saura pour la prochaine fois.
A 18h30 il commencent déjà à faire nuit et les petrelles commencent à se réveiller. Il y en a même une qui est tombé à nos pieds, un peu assommée elle est finalement repartie en titubant. Au fur et à mesure de la soirée, ces oiseaux ont commencé à piailler de plus en plus fort. Ou plutôt pleurer car leur cris ressemblaient à des pleurs de bébés, imaginez des dizaines de bébés qui pleurent en même temps, non stop, de quoi transformer une bonne nuit bercée au bruit des vagues en une nuit blanche limite angoissante. Dès les aurores, il fait déjà une gagna d'enfer, impossible de faire la grasse mat, heureusement qu'on n'a pas la gueule de bois contrairement aux ptits baleineaux qui viennent s'échouer un à un sur la plage une bouteille d'eau à la main.

Allez hop, une ptite baignade, un pitch et un cacolac plus tard, nous voilà en route pour le tour de l'île. Bon c'est une ptite promenade de santé car l'île doit faire à peine 2km sur 1.



les chialeux en question


un lagon dans un lagon










A bientôt pour de nouvelles aventures!